12
juin 2016

Internet pas net

Rédigé par zonz   Aucun commentaire   Mis à jour le  12/06/2016

Internet une belle vitrine avec de belles couleurs, de beaux produits, une belle société, des petits enfants heureux, qui gambadent, un baby Georges qui fait ses premier pas, en battant de l’air. Un modernisme qui nous emmène droit devant, régi par un moteur de recherche qui a deux O dans son nom, histoire de mieux nous noyer. Debout sur nos petits ergots mal affutés, nous prions le dieu iPhone. Certains réagissent et critiquent cette force inutile qui est déjà en marche, si destructrice. Mais les conditionnés du 2.0 menaçant, les yeux glauques, si tu n’es pas des leurs, tu n’es pas. Tel les zombies du pauvre Michael Klaxon, ils te poursuivront en te criant "Si tu recules, si tu recules, comment veux-tu que l'on t'entacule ? Vitrine d'une société, de plus en plus crade, peuplée de vendeurs de nettoyants qui salissent.

Internet pas très net

On s'approche pour regarder au-delà, on essuie d'une main tremblotante le verre de la vitrine, et notre regard tombe dans les profondeurs d'un abime. Les couleurs sont sombres, les petits enfants qui gambadaient tombent du ciel, ou dans les décombres d'une maison, le beau monde de la toile, le parc de loisirs pour vieux beaux, bien laids, peuplé de pirates et hackers, de guerriers de l'URL, attaquant les blogs sans défense, tel celui du pauvre pépère "Mes tomates anciennes" ou celui de la pauvre vieille "Comment tricoter quand on a les deux mains amputées". Oui brown side of the clown porteur de l’odeur caca de la gogole glass du futur, lunette qui remplacera ton cerveau, qui cache l'énorme merde de l'iceberg bizness en ligne.

Le net ne serait-il qu'invention du diable ?

Tu tends tes petits bras en direction de ta génitrice publicitaire« Maman j’ai besoin d’argent pour mon téléphone » Tu te rends même dans le magasin le plus proche, histoire de lui acheter la lessive tout en un qui coûte moins cher, et qui te permettra d’envoyer tes textos à la con pour dire à ta copine que tu viens de péter. Tes chaussettes continueront de sentir, ton pull tiendra tout seul debout, mais tu auras ton téléphone. Et c’est l’essentiel.

Tweeter le stroumph ailé, sans qui tu n’aurais pas d’amis fidèles, compteurs de la fraternité, il fait son nid, mais c’est toi qui couve les œufs. Facebook, sorti du cervelet d’un étudiant boutonneux, qui aurait mieux fait d’aller s’occuper de ses copines d’université, que de pondre une telle connerie, qui te standardise. Ses portes te sont grandes ouvertes, la bourse ou ta vie. A force c’est au lavoir qu’elle va se taper le linge ta mère Denis admirative, celle qui replace en toi, les rêves de grandeur qu’elle avait avant de se marier avec le bœuf spermicide qu’elle a rencontré au bal des pompiers. Les pompiers, il y en eu au début, mais aujourd’hui le feu consume, et rien ne l’éteindra.

Ta tablette numérique, tu l’as toujours en main, même que tu as failli te torcher avec. Foutaise ! À mon avis, il vaut mieux prendre celle en chocolat, qui parait-il est bon contre le stress et l’anxiété.


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